Domin Sculpteur | Designer

Exposition permanente à l'atelier galerie de La Grenouille du poche menu (Pont Aven, Bretagne)

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Qui suis-je ?

Je suis né en 1960 à Lisieux et j’ai vécu ma plus tendre enfance dans une grande maison à la campagne au grenier rempli depuis des générations de souvenirs oubliés.

Déjà tout jeune j’étais fasciné par cette accumulation d’objets et de meubles, certains abîmés ou cassés mais à cette époque » on ne jetait rien, on ne sait jamais cela peut servir un jour « , d’autres déposés dans ce grenier parce qu’ils avaient cessé de plaire, entassés en strates comme les couches d’un sous-sol où l’on retrouve en creusant les traces des civilisations successives.
A l’âge d’environ quinze ans j’ai commencé à puiser dans ce gisier pour moi inestimable en prenant les objets les plus accessibles et les plus nobles, afin de les remettre en état, les réparer, les décaper, les poncer, les astiquer ou les repeindre ou les revernir et enfin les mettre en décoration dans ma chambre.

Après avoir extrait en plusieurs années les objets les plus accessibles et les plus beaux à mes yeux, le grenier finit par ressembler non plus à son aspect d’origine mais plutôt aux bennes à ferraille que l’on a coutume de voir aujourd’hui dans les déchetteries.

Cet amoncellement hétéroclite, souvenir peu glorieux d’un passé disparu, éveilla en moi une passion créative visant à redonner un présent artistique à ces objets usuels du passé en les détournant afin de composer des assemblages en deux ou trois dimensions.

C’est ainsi qu’au début des années 1990 je commençai à créer mes œuvres, à partir des objets qui m’inspiraient, mis en scène afin de composer soit des visages ou des personnages, soit des idées liées à des thèmes d’actualité ou des réflexions sur des sujets plus graves, mais souvent traités avec une pointe d’humour ou de dérision.
Ma première œuvre qui finit à Drouot et signée de mon nom d’artiste s’appelait « la revanche du poil ».
Il s’agissait d’un vieux rasoir électrique des années 1950, complètement éclaté et collé sur un support mural avec des éclaboussures de peinture rouge afin de représenter la machine agonisante.

La matière première, en l’occurrence les vieux objets, doivent toujours avoir une histoire liée à mon propre vécu afin que je puisse me les approprier mentalement et alimenter ma réflexion qui conduit à la création d’une nouvelle œuvre. Nombre de mes amis à la vue de mes sculptures m’ont proposé de m’alimenter en matière première afin de débarrasser leurs propres caves ou greniers, j’ai toujours répondu que cela ne m’intéressait pas.
J’ai fait des œuvres à partir de papier ou de pâte à papier toujours extrait de vieux livres ayant séjourné des dizaines d’années dans le grenier familial, d’autres œuvres à base de chaussures usagées mais ayant été portées par mes enfants ou moi-même.

La recherche de l’esthétisme, du beau, n’est pas ma principale priorité. Comme d’autres prendraient la plume pour exprimer leurs coups de gueule, je conçois des œuvres pour communiquer. Combien de fois ai-je entendu lors de mes expositions ce genre de réflexion : C’est très intéressant, cela m’interpelle mais je ne mettrai jamais cela dans mon salon ! Pour moi ce genre de réaction du public me fait grand plaisir et signifie que j’ai réussi à faire passer mes idées à travers l’œuvre. Que les visiteurs réagissent positivement ou négativement, mais qu’ils réagissent !

Quand le directeur d’une célèbre marque d’horlogerie suisse accroche dans son bureau «la pendule assassinée» ou qu’un belge marié depuis quarante ans repart de mon atelier avec «la ménopause» pour l’offrir à son épouse, cela me conforte de continuer dans cette forme d’expression.

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